La montagne russe émotionnelle

On passe par une gamme d’émotions assez variées quand on apprend qu’on va être parent, surtout dans une situation comme celle de Mme Pain et moi (voir article précédent), une vraie montagne russe émotionnelle. Tout d’abord, c’est le choc, une vraie claque en pleine gueule qui vous rappelle qu’une fois de plus vous avez joué avec le feu, mais que vous vous êtes solidement brûlé cette fois-ci.

Secundo, il y a la prise de décision! Vous vous dites que vous n’êtes probablement pas prêt du tout à être parent, mais qu’il n’y a pas non plus de bon moment de toute façon et, en plus, vous ne pouvez vous résoudre à mettre fin à la vie de ce petit être puisque vous êtes bien loin d’être dans la merde autant sur le plan sentimentale que financier, ou du moins c’est ce que vous croyez.

Tercio, il y a la panique. Vous réalisez à ce moment là que vous n’avez pas du tout les moyens de faire vivre un enfant et dans notre cas que vous êtes vraiment loin de l’aide la plus rassurante! Cette phase-ci entrecoupe généralement toutes les autres et peut aussi frappé à tout moment. Ma maman est une excellente source de réconfort chaque fois que cette phase-ci vient me chatouiller les neurones!

Ensuite, il y a la phase que j’aime bien appeler « le positivisme extrême ». Tout va bien! Vous réalisez que prendre la situation du côté positif est la meilleure chose à faire puisque de toute façon vous n’avez pas les moyens de commencer à déprimer et ce même si tout le monde prend la peine de vous mentionner comment avoir un enfant ça change une vie! Comme si vous étiez un imbécile profond qui fait l’autruche en ce cachant la tête dans le sable. Comme si Mme Pain et moi ne sommes pas au courant qu’un bébé c’est beaucoup d’investissement.   

Et puis, finalement, il y a la totale acceptation. Vous êtes fier de montrer l’écographie à tout le monde même si sur la photo on n’y voit absolument rien, vous cherchez des noms avec la maman et vous commencez même à avoir hâte d’y voir la binette! Évidement, la panique est toujours omniprésente, mais il ne faut jamais oublier chers papas qu’un bébé ça ce conçoit à 2 et qu’il est important de parler de ses sentiments à la future maman. Elle aussi vit les mêmes inquiétudes, surtout si vous êtes dans la même situation que nous et croyez moi les hormones de grossesse n’aident en rien, ! La clé, tout le monde vous le dira, c’est la communication! Je sais ; redondant comme discours, mais ô combien vrai!

Je terminerais en disant aux gens qui veulent absolument nous faire savoir qu’on est en train de s’enfoncer dans la marde de bien vouloir s’abstenir! Les futurs parents qui connaissent la même situation que Mme Pain et moi ont déjà bien assez de soucis qui les attendent, alors arrêtez de remuez le couteau dans la plaie! Vos discours réalistements négatifs n’intéresse personne! Futurs papas, RESTEZ POSITIF! Croyez moi, vous ne voulez pas que futur maman commence à être négative! 

Positivement vôtre, Grille-Pain!

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